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Michel CHAUVIERE

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AVVEJ, Blainville, 2 octobre 2009

 POUR CONTINUER A PENSER LES FONDAMENTAUX…

 

Michel CHAUVIERE
Directeur de recherche au CNRS

CERSA, université Paris 2

Faire société, tout le monde y contribue : les religions, le politique, les technologies, les savoirs, la sexualité, l’art, la fête, le social aussi. Ce serait même son objet propre, sans exclusive toutefois, vu le grand nombre de participants. Le social a en tout cas cette charge depuis qu’il s’est détaché et cristallisé, ce que différents auteurs situent, en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle (1848, Napoléon III, Troisième République…). C’est un processus marqué par un effort de rationalité et d’organisation mais aussi par l’émotion et la conviction, du moins pour ceux qui fondent le social à partir des personnes, des groupes, des lieux de vie et de leurs difficultés (bottom up). On y retrouve le principe de subsidiarité et la part catholique de l’héritage social n’est jamais bien loin. De son côté, la République, tout à l’émancipation de la société (laïcité) et à l’intervention de l’État providence, agit plutôt par le haut (top down), s’agissant notamment de l’égalité formelle et du Code civil depuis la Révolution, et de sa réalisation dans la copieuse législation d’assistance avant 1914. Disons, provisoirement, que le « social en actes » est aussi dans cette tension entre bottom up et top down, entre proximité et République.
 
 
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